lundi 16 février 2009

Le bal des actrices


Elle est maligne cette Maïwenn, j’ai trouvé son film drôle et intelligent. Avec cette mise en abîme du film dans le film façon La nuit américaine, elle promène tranquillement sa silhouette de liane caméra dv au poing au milieu de ces actrices qu’elle vient filmer pour un documentaire. Ça balance pas mal, parce qu’elle n’a peur de rien et tout sonne tellement juste qu’on s’y perd dans le vrai du faux…Le film se déroule au gré de ces rencontres, entrecoupées de saynètes musicales ou les actrices font leur numéro ce qui n’est pas sans rappeler 8 femmes de François Ozon. Toutes les questions y passent : les rêves d’Hollywood, comme les périodes de vaches maigres où les soirées sponsorings de téléphone remplacent les castings, la difficulté d’exister dans un autre registre, la mascarade perverse des pseudo cours de théâtre, les clichés qui ont la vie dure (comique tu es comique tu resteras, mannequin tu étais jamais actrice tu ne seras etc.)le botox et autres injections acides, les réalisateurs, le star system...

Mais au delà de cette attachante plongée dans l'univers des actrices, la surprise du film c’est aussi Joey Starr. Le couple qu’il forme avec Maïwenn est tellement sympathique qu’on voudrait y croire. Et puis il y a quelques jours l’actu m’a rattrapée, j’apprenais à la radio sa condamnation pour coups sur sa compagne. Ce n’était donc que du cinéma ...

Et question vestiaire me direz vous ? Et bien je dirai que le dressing de Maïwenn assure tout en simplicité glamour à souhait : du jean étroit mais pas slim, des chemises (ha ces chemises, je ne veux plus voir de blouses ou de tuniques c’est décidé je veux des chemises.) la tête couronnée de tresses africaines, le teint nude, un rouge très tangerine aux doigts, les gros pulls aux couleurs électriques de mes années lycées, un sweat mickey porté toute en décontraction rock comme on aime, ou du moins comme j’aime et même que si Charlotte a réhabilité la parka dans la science des rêves je crois que Maïwenn nous annonce le retour de la canadienne. Et puis il y a ce bijou genre collier triangle en cote de maille dorée façon j’ai un petit fichu doré autour du cou à tomber !
Et vous l'avez vous vu ?

4 commentaires:

sarah a dit…

Non pas vu mais s'il passe à Fluctineland je volerai, juré.

Nad a dit…

tu ne le regretteras pas et tu passeras un bon moment !

frieda l'écuyère a dit…

Elle est maligne, cette Maïwenn, sauf quand elle dit qu'elle n'est pas fénimiste parce qu'elle aime trop les hommes pour ça, mais bref. Je suis partagée sur ce film. Pas un chef-d'oeuvre du 7e art, c'est sûr, mais elle est d'ailleurs assez maligne pour ne pas y prétendre. J'ai trouvé ce film à la fois racoleur (ce qui m'agace) et cruel (ce qui m'enchante)... Disons qu'on ne s'y ennuie pas, c'est déjà ça ! Et puis il y a Karin Viard, Jeanne Balibar, Charlotte Rampling, le castin a été soigné.

Nad a dit…

@frieda : je pense que maïwenn aime bien faire dans la provoc et construit son personnage comme ça genre moi je balance et j'ai peur de rien, le débat est lancé...